Une famille Normande vers le ZD-Notre cuisine vers le Zéro Déchet

Revoici notre famille Normande plus engagée que jamais pour nous faire partager leur quotidien , cette fois ci au niveau de la cuisine !
« Notre cuisine vers le ZD »
Très vite, je me suis rendue compte que pour nous, l’imprévu était synonyme de pic de production de déchets! Invitation à l’improviste, repas non prévu et hop, les poubelles se remplissent en un temps record. Pour y parer, en fait il y nous avons quelques astuces…
Les courses, le point central de gestion des déchets 
Ça y est, on peut dire qu’en 6 mois, nous avons une routine de courses, avec le matériel qui va bien : sacs à vrac, sacs en papier kraft pour les légumes, qu’on prend à chaque fois avec les sacs de course, et surtout avec le circuit de courses : légumes et fruits à la ferme, pain d’un paysan meunier boulanger une fois par semaine, viande à la ferme une fois par semaine également (et oui, ils acceptent de la mettre dans ma boite!), … et avec une séries de bocaux de produits secs achetés en vrac une fois de temps en temps (car nous n’avons pas en local une grande offre de vrac). En fait, nous essayons de mettre des sacs de courses et sacs à vrac dans la voiture, dans notre sac, pour éviter l’imprévu de la course de dernière minute « sur la route ». Ce qui est le plus dur, c’est de se séparer des produits industriels comme les biscuits, le chocolat, les biscuits apéro.Je pense repasser du temps à glaner des recettes faciles et rapides de biscuits secs salés ou sucrés!
 
Les produits ménagers
Cela avait débuté dans la salle de bain, mais en fait les mêmes produits fonctionnent tout aussi bien dans la cuisine : vinaigre, bicarbonate, .. .il nous reste quand même deux points flagrants d’amélioration : trouver un liquide vaisselle (ou autre alternative) qui soit tout aussi dégraissant / lavant que le liquide industriel, et puis les pastilles lave-vaisselle  ou de la poudre à faire… Mais Rome ne s’est pas fait en un jour! Il faut aussi que je cloue une planche pour fabriquer des tawashi, petites éponges en récupération de tissus, tressés pour faire la vaisselle. Pour me motiver, j’ai motivé ma voisine, un petit atelier est donc prévu prochainement !!
Nous avons aussi banni le papier cellophane, ce papier fin en plastique qui roule toujours sur lui-même, qui colle et je de toute façon je n’arrivais jamais à couper droit! Maintenant, j’utilise des charlotte pour plat, que j’ai cousu en tissu en coton enduit, et puis nous avons aussi banni le papier cuisson, nous avons des moules que je beurre et que je farine … à l’ancienne!
En six mois, nous avons aussi accueilli Ginette et Georgette, nos deux poulettes! Un petit poulailler de récup, peint aux couleurs vives, quelques mètres de clôture, et voilà nous ne jetons plus de restes de nourriture. Les poulettes en sont ravies, et nous produisent de bons oeufs frais (pondus sans emballage!) ..
Allez, nous sommes sur la bonne voie !! 🙂 Charlotte
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Une rentrée presque ZD !

Le soleil est là, comme un air de vacances , mais dans 10 jours la rentrée ! Et qui dit rentrée dit  achats, courses, dépenses… enfin dans notre vie d’avant 😉

A chaque thème, appliquer ces 4 points :

  1. en ai je vraiment besoin ?
  2. puis je réutiliser, réparer, customiser quelque chose que j’ai déjà ?
  3. puis je récupérer, troquer ce dont j’ai besoin avec quelque chose dont je n’ai plus usage mais qui servira à quelqu’un d’autre !
  4. puis je acheter d’occasion ?

-Rentrée scolaire :

Déjà faire le point sur ce que l’on a , ce qui peut resservir, être réparé, échangé… Un cahier de 90 pages utilisé l’année d’avant avec seulement quelques pages d’écrites peut être réutilisé en découpant soigneusement celles ci.  Une trousse peut être customisée pour changer son look, un sac aussi  !
Demander autour de soi, faire des échanges , dans certaines communes, écoles, des foires aux fournitures sont proposées, penser aux ressourceries , Emmaüs…

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Des librairies organisent reprise et vente de livre d’occasion.
Quand à la fameuse liste d’achat par matière donnée par certains établissements (tous dans mon souvenir…) prendre du recul car acheter avant la rentrée une palette d’aquarelle qui ne servira pas, 5 cahiers pour une seule matière… mieux vaut refaire le point en début d’année avec le professeur 🙂

En dernier recours si l’achat neuf est obligé, éviter le plastique, privilégier un commerçant indépendant

Mobilier :

Idem pour les bureaux, chaises, lampes…. on récupère, on customise, on fabrique !

 

Vêtements :

Foire à tout, site de ventes d’occasion, customisation, s’offrir enfin un cours de couture !

Maison :

Changer les meubles de places et hop c’est un peu comme si on en avait des neufs ! Coudre des housses de coussins (en récup de chemise ou de pull) , faire un terrarium, bricoler une lampe, faire un dream catcher….

 

La rentrée peut être aussi l’occasion de  changer ses habitudes : 

Achat en vrac
Courses au marché
S’inscrire dans une AMAP
Se déplacer en vélo, transport en commun
Commencer à faire ses produits ménagers, cosmétiques…

Et vous quelles sont vos astuces pour la rentrée ???

 

M.A.S

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une famille Normande vers le ZD-La motivation dans la démarche ZéroDéchet

Ahhhhhhhhhhh les baisses de motivation, les questions, les doutes j’en passe et des meilleures et bien c’est aussi NORMAL dans la démarche zéro déchet , je dirai même que c’est cela qui nous fait progresser !

Nous avons donc ci dessous des nouvelles de notre famille Normande, merci à Charlotte de nous avoir envoyé un nouvel article toujours plein de dynamisme et d’humour !

« Le yoyo de ma motivation ZD »

Voilà des mois que je n’ai pas écrit ou relaté nos efforts quotidiens… Surement parce qu’après avoir mis en place quelques choses des plus évidentes, celà se complique un peu. Après avoir vu rapidement les quantités de déchets diminuer, nous sommes arrivés à un point de stagnation. Une fois les bouteilles en plastiques éliminées, les cotons lavables cousus, les produits ménagers fabriqués, les courses en vrac initiées, le sac à pain toujours à portée de main… le quotidien nous a rattrapés et parfois, nous avons cédé à la simplicité des biscuits industriels, de la consommation de gel douche en bouteille et de lessive en bidons… tout celà en yoyo.
C’est ce que j’appelle notre « yoyo de la motivation ».

Je ne me sentais plus si légitime pour partager notre expérience! Non pas que je nous considère comme un modèle (loin de là, nous avons débuté notre démarche il y a 6 mois), mais je pensais que ce serait une douce pente régulière vers le presque ZD.
Quenini !!

Nous avons essuyé quelques échecs. Notre poubelle de plastique débordait dès qu’on recevait du monde par exemple.
Je pense avec un peu de recul que tout est question d’organisation, et d’affirmation de son mode de consommation. En effet, chez nous, il n’y a plus de jus ou autres boissons sucrées en bouteille plastique (quelques copains viennent avec une bouteille de CO**-C*LA pour leurs enfants, d’autres les habituent au citron/ eau ou eau sirop, .. quand ils sont invités chez nous). Nous essayons aussi les apéros alternatifs : houmous de pois chiche, dips de carottes ou de betteraves rouges en fonction des saisons …

Deuxième échec : les savons gel douche et shampoing. J’ai cédé aux sirènes des gel douche et surtout je dois dire shampoing liquide. Mais je vais perséverer. Je n’ai pas abandonné le dentifrice solide, peut être que mon shampoing solide n’est juste pas adapté à ma masse capillaire 🙂 Et je dois aussi trouver le temps de coudre un porte savon/ porte shampoing solide pour emmener à la piscine par exemple!

Ces phases de « rechute » m’ont appris quelque chose : la sur consommation me parait « anormale » et je ne pourrais plus consommer comme je faisais auparavant. Je pense qu’une fois que j’ai eu conscience de mon impact sur les dechets, je ne peux plus acheter sous plastique sans avoir des remords… Donc parfois je lache du lest en me disant que c’est occasionnel, mais le plus souvent, je remets en question l’achat en tant que tel, et j’essaie de trouver des alternatives. Il faut surement un peu de temps car tout est disponible tout le temps avec un max d’emballage, c’est une démarche volontaire et qui demande quand même un minimum de conviction et d’inventivité, mais ça en vaut la peine! Alors, à tous ceux qui comme moi ont eu des coups de mou, des envies de retourner dans le monde de la consommation tout plastique tout industriel … c’est normal, et ce n’est que passager ! 🙂

Ce qui m’aide et me motive (au delà de la motivation personnelle) c’est de pouvoir échanger avec d’autres personnes qui elles aussi essayent de réduire les déchets, de moins jeter, et qui sont dans la meme dynamique, alors pour ça , vive les asso, les comptes instagram des personnes engagées, les colibris qui communiquent … inspirants et fédérateurs! « 

 

D’ailleurs nos bénévoles vous le diront être ensemble même un peu, pouvoir partager nos astuces,nos doutes, se refiler les bonnes adresses, recettes… nous aide à progresser dans la bienveillance. Alors n’hésitez pas, si vous voulez nous rejoindre pour nous aider en partageant votre expérience, c’est avec plaisir que nous vous accueillerons !

 

M.A.S

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Mon commerçant zéro déchet !

Samedi L’association ZD Rouen a participé à l’action nationale de Mon commerçant zéro déchet lancé par Zéro Waste France : Un marathon !

 

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9 bénévoles et une de nos stagiaires sont aller en binôme dans différents quartiers de Rouen et Sotteville pour démarcher des commerçants afin de les sensibiliser  et de les accompagner dans la réduction des déchets (utilisation d’emballages réutilisables et ou amenés par les clients, consigne…)

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Chaque année, 100 milliards d’unités d’emballages plastiques jetables sont consommés en France générant toujours plus de déchets plastiques et un gaspillage considérable des ressources.
➡ Un geste simple et emblématique de la démarche Zero Waste peut réduire les déchets d’emballages : être servi.e dans son propre contenant. Et force est de constater que les commerçants de proximité comme les citoyens sont prêts : grâce à la campagne « Mon Commerçant Zéro Déchet » lancée en 2011 par Zero Waste France et à la mobilisation des groupes locaux, plusieurs centaines de commerçants ont déjà accepté d’apposer l’autocollant en vitrine indiquant qu’ils acceptent les contenants propres et secs de leurs clients. (source ZW france)

Sur les 68 commerçants démarchés, il y a eu peu de refus (certains occupés ou le responsable absent seront à nouveau démarché ) 39 ont accepté l’autocollant promouvant l’acceptation des contenants des clients . Ils seront ensuite référencés sur une carte accessible à tous.

Sujet à suivre donc …….

M.A.S

Publié dans évènement, ZD au quotidien

Couches lavables et/ou couches jetables

Nombre de (futurs) parents se posent cette question : couches lavables, oui ou non ? Les raisons de vouloir utiliser des couches lavables sont nombreuses, aussi nombreuses que les modèles de couches qui existent… Autant dire que le sujet est vaste. Ces quelques mots ci-dessous ne représentent qu’une infime partie de ce qui peut être dit.

Étant dans un mode de vie qui tend vers le zéro déchet depuis plus de 4 ans, en apprenant ma grossesse, je savais que je voulais que mon bébé porte des couches lavables. Il est beau l’idéalisme mais où en est-on réellement ? Je vous confirme, ce dit-bébé (de 6 mois) porte des couches lavables (achetées d’occasion), oui à 50-70 % du temps. La raison est simple,  à sa naissance avec ses 2,390 kg, notre fille portait des couches prématurées… Nous n’avions pas prévu des couches si petites. Impossible donc de lui mettre les couches lavables que nous avions acheté. Débordés et fatigués pendant les premières semaines, nous ne sommes pas partis à la recherche de minuscules couches lavables. Nous avons acheté du jetable en attendant qu’elle grandisse un peu. Au bout d’un mois, les couches étaient toujours légèrement trop grandes (mêmes pour les plus petites que nous avions). Ce n’est qu’à partir du second mois que nous avons enfin pu alterner avec quelques couches lavables. Aujourd’hui, son poids n’est enfin plus un problème. Cependant, ses vêtements sont parfois trop étroits pour des couches lavables (jeans slim ou leggings). Donc notre stratégie est de mettre ces vêtements quand nous sortons et comme ça, on ne s’embête pas à garder des couches sales sur nous. Il nous arrive aussi parfois, d’avoir besoin d’une ou deux couches jetables de suite parce que nous avons mal organisé les tournées de linge et calculé le temps de séchage. Nous espérons que d’ici quelques temps, nous nous passerons totalement des couches jetables. Véritable honte pour nous d’aller en acheter et de les jeter…

Les couches lavables se déclinent sous trois formes :

– Tout-en-1 (TE1) : les inserts de cette couche se mettent à l’intérieur (glissés dans la poche), une fois la couche souillée, tout part au lavage.

– Tout-en-2 (TE2) : les inserts de cette couche se mettent à l’intérieur (posés sur la couche), une fois la couche souillée, la couche peut resservir avec un insert propre.

– Tout-en-3 (TE3) : cette couche se compose en trois parties (insert + couche + surcouche), une fois la couche souillée, la surcouche peut resservir avec un insert propre.

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En ce qui concerne les tailles, soit on choisit un modèle taille unique donc de la naissance à la propreté (environ 3,5 kg à 15 kg) soit un modèle par tranche de poids (2-6 kg, 4-6 kg, 6-9 kg et 9-15 kg). Notez que les tranches de poids varient d’une marque à l’autre.

On peut trouver des couches à pressions, à scratchs ou à pressions et scratchs. Nous avons choisi les pressions, ça nous semblait plus durable, solide et propre car les scratchs peuvent devenir moins rigides et sales avec le temps. De plus, il existe également des accessoires, notamment les feuilles de protection qui permettent de retirer facilement les selles et ainsi de simplifier le nettoyage. Ces feuilles sont généralement compostables mais certaines sont lavables.

Un argument de choc, les couches lavables offrent un panel de coloris sympathiques. Les matières des couches et des inserts sont également intéressantes, en fonction de ce que l’on cherche, de la microfibre en passant par le bambou. Sur les photos de cet article, nous faisions encore des tests sur les inserts, notre fille portait deux inserts, un en microfibre et un en bambou. Certes, très absorbant mais la couche est très épaisse. Après moultes expériences, nous préférons les inserts en bambou. Ils sont très fins et absorbent vraiment bien. Vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts. De plus, les couches lavables peuvent servir à plusieurs enfants et peuvent se revendre/donner ensuite…

L’idéal, bien-sûr, serait d’acheter des couches lavables d’occasion en très bon état et fabriquées en France… Sauf que l’on fait tous ce que l’on peut et ce n’est pas toujours ce que l’on veut.

On entend souvent « mais ça va me faire utiliser plus d’eau », sachez que la consommation d’eau pour fabriquer toutes ces couches jetables est gigantesque. On entend aussi « mais je n’ai pas le temps de frotter des couches », il suffit de s’organiser, c’est comme tout, quand on veut, on peut. Certes, les accidents arrivent, une couche peut fuir mais franchement, jetables ou lavables, une couche peut fuir…

Évidemment, les couches lavables ne sont pas au goût de tous, frotter les couches ou investir d’un coup peut faire peur. Dans ce cas, il existe toujours des couches faites à partir de matériaux respectant la santé de votre bébé et préservant l’environnement (qui peuvent se composter individuellement pour certaines). Concernant le prix, nos 23 couches et leurs 41 inserts/boosters d’occasions nous ont coûté (frais de port compris) = 324,55 €. Nous avons trouvé ce que nous cherchions auprès de 6 personnes dont une seule en Normandie pour une remise en mains propres. Nous comptons bien-sûr bien les entretenir et les revendre par la suite donc, à long terme, les frais concernant les couches lavables seront moindres. Deux liens utiles si vous voulez un vrai comparatif et des détails.

Après ces quelques mois à utiliser des couches lavables sur notre bébé, si j’avais un seul conseil à vous donner ça serait « acheter plusieurs marques et plusieurs tailles ». Vous ne savez pas comment votre bébé supportera telle ou telle marque, taille, matière (et j’en passe) ou encore tel ou tel système d’attache… Ne pas se focaliser sur un modèle d’une même marque est le secret, et, ce conseil ne se restreint pas qu’aux couches lavables. Et surtout ne pas culpabiliser et toujours essayer de faire au mieux, pour soi, sa famille et pour ses convictions.

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Quelle est votre expérience concernant les couches lavables ? Une anecdote à nous partager ? Si vous n’avez franchi le cap, quelles sont vos appréhensions ?

# les mots en bleu et soulignés vous redirigerons vers des articles complets.

MinisBouilles

Publié dans témoignage, ZD au quotidien